Coopération Brésil/France

Étudier et travailler au Brésil 

a) Situation socio-économique du Brésil
b) Celpe-Bras
c) V.I.E.
d) France Brasil Alumni
e) Stages
f) Permis Vacances Travail
g) Principales entreprises françaises au Brésil

Langue portugaise

a) rayonnement géographique et nombre de locuteurs

Utilisé par 249 millions de personnes, le portugais est la sixième langue la plus parlée au monde. C’est la cinquième la plus employée sur Internet et la troisième sur les réseaux sociaux  Facebook et Twitter.

Le portugais est la langue officielle de huit pays : Angola (19,8 millions d’habitants), Brésil (194,9 millions), Cap Vert (496 000), Guinée-Bissau (1,5 millions), Mozambique (23,3 millions), Portugal (10,6 millions), São Tomé et Príncipe (165 000) et Timor-Leste (1,1 million). Toutefois, c’est uniquement au Portugal et au Brésil que toute la population est comptabilisée comme parlant la langue portugaise. Au Timor-Leste, par exemple, seulement 20% des habitants parlent portugais, alors qu’en Guinée-Bissau ils sont 57%, 60% au Mozambique, 70% en Angola, 87% au Cap Vert et 91% à São Tomé et Príncipe. Sur les 249 millions de locuteurs qui vivent dans les pays lusophones, 77% sont des Brésiliens. Cela veut dire que sur 10 locuteurs de cette langue, au moins 7 sont brésiliens. Il faut également inclure les diasporas qui forment un total d’environ 10 millions de locuteurs de portugais, y compris les 4,8 millions d’émigrants portugais et les 3 millions de Brésiliens, selon les chiffres de 2010. La langue portugaise est encore parlée dans certaines localités historiques de passage des Portugais, telles que Macao (en Chine, à 60 km de Hong-Kong), Goa (en Inde) et Malaga (en Malaisie). Sur Internet, le portugais est la neuvième langue en termes de nombres de sites web et la cinquième en termes de nombres d’utilisateurs (données de l’International Telecommunications Union).

 Considérant le potentiel de la CPLP – Communauté des pays de langue portugaise – la langue portugaise représente un PIB de 1,857 million d’euros, soit 4,3% du PIB mondial, étant de plus responsable de 2% du commerce international mondial : 441,9 millions d’euros.

Une étude de l’Apex (Agence brésilienne de promotion des exportations et investissements) de 2009 montre que les affaires réalisées en langue portugaise ont augmenté de 534% dans les cinq dernières années. Le flux de commerce entre le Brésil et les 7 pays lusophones a bondi de un milliard de dollars en 1996 (lorsque la Communauté des pays de langue portugaise a été formée) à 6,5 milliard en 2008. La grande partie de cette avancée est due à la stabilisation politique des pays, en particulier en Afrique.

Relations économiques et commerciales

a) commerce bilatéral

La France est un partenaire traditionnel important du Brésil. En 2012, le commerce bilatéral a dépassé 10 milliards de dollars, ce qui représente une part de marché de 2,2%. Le pays a été le 13e plus gros client du Brésil et le 10e fournisseur. Dans le cadre de l’Union européenne, c’est le quatrième partenaire principal, après l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Italie.

Ces dernières années, les échanges commerciaux ont été touchés par la crise économique mondiale. En 2009, le commerce bilatéral a été réduit de 26% comparé à l’année précédente. Depuis, le commerce bilatéral reprend, entraîné surtout par le dynamisme des importations brésiliennes de produits venant de France. En même temps, les exportations brésiliennes vers la France ont augmenté à un rythme plus lent, freinées par le ralentissement de l’économie française et la stagnation de la demande interne. Dans ce contexte, le déficit commercial du Brésil avec la France s’est détérioré depuis le début de la crise financière en 2008, passant de 0,05 milliard en 2007 à 1,8 milliard en 2012.

La ligne d’exportations brésiliennes vers la France est historiquement concentrée sur trois produits de base – soja, fer et pétrole – correspondant à près de 50% du total des ventes. La crise a touché essentiellement les exportations brésiliennes de biens manufacturés : en 2008, 42% de la ligne d’exportations brésiliennes vers la France était composée de produits industrialisés, alors qu’en 2012, cette proportion est passée à seulement 23%.

Les importations provenant de France, quant à elles, sont extrêmement diversifiées (en 2012 les 5 principaux produits importés de France représentaient seulement 15% du total des importations) et ont un grand contenu technologique, avec pour principaux produits des composants aéronautiques, des pièces autos et pharmaceutiques. La forte présence d’entreprises françaises au Brésil est un facteur primordial qui sous-tend des importations de matières premières, machines, biens intermédiaires et équipements français.

b) investissements bilatéraux

La présence française traditionnelle au Brésil est le plus grand symbole de l’importance des relations économico-commerciales bilatérales. Selon les données de la Banque centrale, la France a été le 5e plus grand investisseur étranger au Brésil en  2012, avec près de 2,2 milliards en volume et un peu plus de 20 milliards en stock. Ce sont près de 500 entreprises françaises installées au Brésil, parmi lesquelles 35 du CAC 40.

Les groupes français sont intéressés par divers secteurs stratégiques pour le Brésil comme l’énergie nucléaire (Areva), le pétrole (Technip, Total), l’hydroélectricité (GDF Suez), le train à grande vitesse et le VLT (Alstom, Altram), les superordinateurs (Bull), la défense (EADS, Thales, Safran, DCNS, Dassault), les aéroports (ADP Management), entre autres. L’évaluation de ces entrepreneurs sur le climat des affaires et la croissance de leurs investissements est très positive.

Selon les chiffres du RENAI (Réseau national d’informations sur les investissements), du ministère du développement, de l’Industrie et du Commerce extérieur, la croissance des investissements français au Brésil, ces dernière années, concerne les secteurs du commerce de détail, l’électricité, les télécommunications, l’automobile, les aliments, la métallurgie et la technologie de l’information. Il est important de souligner qu’une grande partie du volume des investissements des dernières années provient de l’augmentation de la capacité installée des grandes entreprises françaises déjà présentes au Brésil. L’une des lignes d’action est la participation active en achats gouvernementaux. Des exemples de cette orientation sont les entreprises Areva, GDF Suez et Thales. La crise économique a encouragé les entrepreneurs français à investir dans d’autres régions et le Brésil est devenu une destination privilégiée de ces investissements.

On observe cependant un déséquilibre du modèle d’investissements. Le Brésil constitue seulement le 34e investisseur étranger en France, avec environ 1,6 milliard de dollars investis dans la période 2001-2012, principalement dans les secteurs de l’aviation et des services en général.

Actuellement, 30 entreprises brésiliennes (parmi lesquelles Embraer, Banco do Brasil, Natura, Carlos Miele, Carmen Steffens, Via Uno, TAM et Tramontina) ont une présence variée sur le territoire français qui vont d’unités industrielles à des bureaux commerciaux.

Opportunités d’études et de travail au Brésil

a) Situation socio-économique du Brésil

Des ressources naturelles abondantes (pétrole, gaz, minerais, production énergétique hydro-électrique) associées à des secteurs industriels dynamiques (industrie agroalimentaire leader mondiale, développement de biocarburants, expansion de l’automobile et de l’aéronautique) : le potentiel économique du Brésil est avéré et ne cesse de croître, laissant présager d’un avenir prometteur du pays aussi bien sur le marché interne que sur les échanges économiques globaux.

La situation socioéconomique brésilienne affiche, depuis de nombreuses années, des progrès significatifs. Le Brésil est en effet la première économie de l’Amérique latine et septième économie globale. La Présidente Dilma Rousseff s’est donné comme priorité l’accélération de la croissance et la réduction des inégalités, tout en respectant les équilibres économiques de base au Brésil. Cette stratégie lui confère une image positive auprès de la communauté d’affaires mondiale. Le CEBR (Centre for Economics and Business Research) britannique voit en effet le Brésil comme la cinquième économie mondiale d’ici 2023, encouragé par la croissance de la population et le commerce agricole.

Un tel développement économique ne pourrait être possible sans un réel investissement dans l’éducation du pays. Le Brésil a doublé le nombre d’étudiants inscrits à l’université en seulement dix ans, entre 2002 et 2012. Parallèlement, le gouvernement déploie d’importants efforts en vue d’élargir les compétences et le savoir-faire des étudiants brésiliens, au moyen de programmes de mobilité internationale majeurs tels que Science sans frontières. Entre 2011 et 2015, près de 100 000 étudiants et chercheurs brésiliens seront formés dans des établissements étrangers figurant parmi les plus prestigieux au monde. Le programme a été renouvelé avec 100 000 bourses de plus d’ici 2018.

Cet environnement propice à la consolidation et l’internationalisation de la science et de la technologie, au Brésil, va de pair avec un marché du travail en effervescence, ce qui a permis une augmentation du salaire moyen des travailleurs brésiliens de 169 % lors de la dernière décennie. En plus de l’accroissement du nombre de multinationales étrangères implantées dans le pays, qui compte environ 600 entreprises françaises sur son territoire, le Brésil a réussi à attirer d’importants centres de recherche et développement d’entreprises telles que L’Oréal, Rhodia,  General Motors, IBM et Boeing.

Il faudra tout de même quelques années pour que la main d’œuvre hautement qualifiée du Brésil puisse accompagner le rythme soutenu de l’industrie et du commerce locaux. Il y a, en outre, davantage de Brésiliens qui restent plus longtemps à l’école, notamment pour suivre des études supérieures. Cela se traduit par une diminution de main d’œuvre disponible sur le marché national. Par conséquent, il existe, au Brésil, de nombreuses opportunités pour les jeunes diplômés et travailleurs confirmés venant de pays étrangers. Le taux de chômage reste peu élevé, autour de 6,4% au mois de novembre 2014. Le faible taux de chômage est qualifié par les économistes comme une situation de plein-emploi. Il s’agit en effet d’un pays relativement stable, qui jouit, en plus de ses prometteurs gisements pétroliers et de son vaste marché interne, de réserves de change confortables (plus de 370 milliards de dollars), ce qui lui permettrait d’avoir une position moins critique lors d’éventuelles crises sur les marchés mondiaux.

En effet, dans des secteurs très porteurs comme les nouvelles technologies, l’ingénierie, le tourisme, la gastronomie, la recherche et l’enseignement, de nombreuses places sont disponibles aux candidats étrangers. Les régions les plus dynamiques et les plus actives économiquement se situent majoritairement dans les plus grandes agglomérations du pays, à l’image de Belo Horizonte, São Paulo et Rio de Janeiro. C’est d’ailleurs au sein de ces mégalopoles que les niveaux de rémunération sont les plus élevés. Néanmoins, le coût de la vie y est également plus important.

Voici les 10 métiers les plus recherchés au Brésil :

Ingénieurs Professionnels de la finance (experts comptables, auditeurs)
Représentants commerciaux Professionnels des Technologies de l’Information (internet, programmeurs, marketing digital…)
Infirmiers Opérateurs de production
Travailleurs manuels spécialisés (couturières, cordonniers, électriciens, peintres, maçons) Techniciens (dans tous les secteurs techniques, de l’automatisme à la construction en passant par l’électronique et l’alimentaire)
Ouvriers et mécaniciens spécialisés Chauffeurs routiers

 

b) Celpe-Bras

La maîtrise, ou du moins une solide connaissance de la langue portugaise, s’avère primordiale pour décrocher un emploi au Brésil. L’anglais est, bien entendu, essentiel pour les affaires internationales.

Par ailleurs, de plus en plus de professionnels et d’étudiants apprennent le portugais du Brésil et souhaitent, naturellement, attester de leur niveau. Le CELPE-BRAS est un certificat de compétence en langue portugaise pour étrangers mis en place et délivré par le ministère brésilien de l’Education, avec le soutien du ministère des Relations extérieures brésilien. Le CELPE-BRAS est exigé au Brésil lors des processus d’admission d’étudiants étrangers aussi bien en Licence qu’en Master. Le certificat est reconnu par des organismes brésiliens tels que l’Ordre des Médecins, les universités, les centres de recherche, les associations et les entreprises. Il est également nécessaire en vue d’une validation de diplômes étrangers. Deux sessions par an sont proposées, en octobre et en avril, dans plusieurs universités françaises : Université Sorbonne Nouvelle-Paris III ; Université Paris Ouest Nanterre La Défense ; Université de Nantes ; Université Paul Valéry Montpellier III ; Université Blaise Pascal (Clermont III).

Plusieurs types de formation en portugais sont possibles en France. Vous trouverez de plus amples informations concernant les diplômes, les enseignants, les écoles ainsi que les établissements proposant des cours de portugais en France sur le portail du service de l’éducation de l’ambassade du Brésil, à l’adresse : http://fr.educ-br.fr/le-portugais-le-francais/apprendre-le-portugais/

A noter qu’entre 2010 et 2013, le nombre d’applications du CELPE-BRAS en France a augmenté de 45%, passant de 93 à 135 candidats.

c) V.I.E.

Le Volontariat International en Entreprise (V.I.E.) est un programme démarré en 2000 par UBIFRANCE, l’agence française pour le développement international des entreprises. Au Brésil, UBIFRANCE est présente à São Paulo et Rio de Janeiro. En règle générale, les entreprises françaises implantées à l’étranger, comme Saint-Gobain, Sanofi et Alstom, confient une mission de six mois à un an aux jeunes diplômés issus de formation technique ou commerciale. Il est toutefois indispensable d’être déjà diplômé pour postuler à un V.I.E. au Brésil. Les principaux secteurs demandeurs de talents français pour les V.I.E., en ce moment, sont gaz et pétrole, infrastructures, énergie, produits de grande consommation, métallurgie, mécanique, technologie de l’information et de la communication, enseignement, construction, textile et banque. À titre d’exemple, en 2013, les indemnités nettes mensuelles d’un V.I.E. en mission à São Paulo s’élevaient à 2 290,63 euros. Une fois que vous aurez eu l’accord d’une entreprise souhaitant vous engager, vous devez contacter la structure d’accueil, dont l’effectif doit être composé d’au moins deux tiers de Brésiliens, pour qu’elle effectue la demande d’autorisation de séjour auprès du ministère du Travail du Brésil. Cette autorisation est ensuite transmise au ministère des Relations extérieures du Brésil (MRE) qui autorise le Consulat du Brésil à Paris à délivrer le visa. Vous trouverez des renseignements supplémentaires sur les sites web de l’agence BUSINESSE FRANCE (http://www.businessfrance.fr), et de la Chambre de Commerce du Brésil en France (http://www.ccbf.fr/fr).

d) France Brasil Alumni

Les réseaux sociaux jouent, depuis quelques années, un rôle primordial dans le monde professionnel. Développer son réseau de relations, contacter des recruteurs, se faire recommander et, enfin, trouver un emploi, passe de plus en plus par le monde virtuel. Ce n’est pas différent au Brésil. LinkedIn, par exemple, se révèle un outil intéressant pour les personnes désirant trouver un emploi au Brésil, qui est le troisième pays le plus important du réseau avec 11 millions d’inscrits, derrière seulement l’Inde (20 millions d’utilisateurs) et les États-Unis (74 millions d’utilisateurs). Plusieurs entreprises privilégient de plus en plus le réseau au détriment des annonces classiques sur les journaux et certains sites Internet. À titre d’exemple, vous pourrez vous connecter au groupe FRANCE BRASIL ALUMNI, spécialement créé pour les diplômés des universités et grandes écoles en quête d’opportunités ou en veille active au Brésil. Il s’agit également d’un canal de diffusion d’offres d’emploi, de V.I.E et de stages sur tout le pays. Pensez toutefois à bien soigner votre profil, les réseaux sociaux et professionnels étant des vitrines qui exposeront vos compétences, vos connaissances, vos contacts, les métiers que vous avez ou souhaitez exercer ou bien les entreprises dans lesquelles vous travaillez.

Pour avoir davantage de chances de décrocher un emploi dans votre domaine spécifique, vous pourrez notamment viser les PME locales, acquises par des groupes français, ou bien les filiales tricolores. Des groupes tels que GDF-Suez, Safran, Accor, Saint-Gobain ou encore Renault sont non seulement présents sur le territoire mais se montrent de plus en plus friands d’étudiants français souhaitant s’installer au Brésil. L’ambassade du Brésil en France a d’ailleurs un partenariat avec une vingtaine de grands groupes français dans le cadre d’offres de stage aux étudiants brésiliens du programme Science sans frontières. Nous vous invitons à consulter une liste des principales entreprises françaises installées au Brésil (p.9).

e) Stages (Loi 11.788/2008)

La réalisation d’un stage au Brésil implique, souvent, l’inscription du candidat dans un établissement d’enseignement supérieur brésilien. Cela veut dire, dans la plupart des cas, que l’établissement d’origine de l’étudiant français devra avoir signé un accord de coopération avec un établissement brésilien. Vous pourrez vous renseigner auprès de votre établissement, ainsi que par le biais de notre site, à l’adresse http://fr.educ-br.fr/actes-internationaux/, sur les partenariats existant déjà, sachant que la mise en place d’un accord de coopération reste un processus relativement simple et rapide. La plupart du temps, deux enseignants ou directeurs de département des établissements concernés se rencontrent pour établir une convention permettant la mise en place d’un programme de mobilité horizontale, c’est-à-dire que l’étudiant reste inscrit dans son université d’origine dont il recevra son diplôme. L’objectif est d’acquérir un nombre donné de crédits auprès de l’université partenaire selon un programme approuvé avant son départ. Plusieurs écoles et universités possèdent déjà des modèles de document de partenariat.

Enfin, vous avez également la possibilité de vous affilier à une université brésilienne en tant qu’ « étudiant spécial », ce que l’on pourrait comparer à l’auditeur libre, en France. Il vous faudra prospecter auprès des universités brésiliennes de votre intérêt, en contactant leurs services des relations internationales, par téléphone ou par courrier électronique, de préférence en portugais. Si les établissements de votre choix offrent la possibilité de séjourner en tant qu’étudiant spécial, ou de faire une formation de deuxième et troisième cycles (Pós-Graduação), les responsables des relations internationales vous informeront sur les procédures à suivre. Si votre candidature à l’échange est retenue, vous recevrez une lettre d’acceptation de l’université brésilienne, indispensable pour faire la demande de visa étudiant ou étudiant stagiaire VITEM IV auprès du Consulat-Général du Brésil à Paris.

f) Permis Vacances Travail

Suite à la rencontre de la Présidente Dilma Rousseff avec le Président Hollande à Brasilia en décembre 2013, le Brésil et la France ont signé un accord bilatéral de Permis Vacances Travail (PVT), ce qui permettra aux jeunes brésiliens et français de 18 à 30 ans de séjourner et de travailler dans l’autre pays pendant 12 mois. L’accord Permis Vacances Travail prévoit l’émission d’un visa temporaire de longue durée valide pour un an, en remplissant certaines conditions (cf. liste).

Le PVT offre en effet la possibilité de voyager et de partir à la découverte de modes de vie différents, tout en étant autorisé à travailler sur place en vue notamment de financer ce séjour culturel.  L’accord doit encore être ratifié en interne par les juridictions des deux pays, mais il entrera en vigueur courant 2015. Vous trouverez plus de renseignements à ce sujet, aussitôt qu’ils seront disponibles, sur le portail du service de l’éducation de l’ambassade du Brésil, et sur le site http://pvtistes.net/le-pvt/bresil/.

Les titulaires de ce visa pourront exercer une activité professionnelle rémunérée qui leur permettra de compléter leurs revenus pour vivre dans le pays. Un quota de visa sera fixé par la suite.
Toutes les informations sur les démarches consulaires sont disponibles sur le portail du consulat général du Brésil à Paris.

 CONDITIONS DU VISA PVT

1 –  démontrer que son motif de voyage correspond aux objectifs du programme, tels qu’ils ont été définis au paragraphe 1er de l’article ;
2 – ne pas avoir déjà bénéficié de ce programme ;
3 – avoir entre 18 et trente ans révolus à la date de la présentation de la demande de visa ;
4 – ne pas être accompagné de dépendants
5 – être titulaire d’un passeport valide ;
6 – avoir un billet de retour valide ou disposer de revenus suffisants pour acheter ce billet ;
7 – avoir des revenus financiers suffisants pour vivre pendant le début du séjour sur le territoire de l’autre Partie, dans les termes de l’article 7e, paragraphe 2e de l’accord ;
8 – présenter une attestation médicale prouvant son bon état de santé et remplir les exigences médicales de l’autre Partie ;
9 – ne pas avoir d’antécédents criminels ;
10 – présenter une attestation d’assurance santé couvrant l’ensemble des risques liés aux maladies, maternité, invalidité et hospitalisation, ainsi que le rapatriement, durant tout le séjour sur le territoire de l’autre Etat.

 g) PRINCIPALES ENTREPRISES FRANÇAISES AU BRÉSIL

  • Air France-KLM
  • Dassault Falcon Jet
  • Thales Alenia Space
  • BNP Paribas
  • Groupe GDF
  • Air Liquide
  • L’Oréal
  • Michelin
  • Moët Henessy Louis Vuitton
  • Total
  • Danone
  • Leroy Merlin
  • L’Occitane
  • Safran
  • Lafarge Holcim
  • Crédit Agricole
  • Technip
  • Essilor
  • Solvay
  • Areva
  • Pernod Ricard Brasil
  • Açúcar Guarani
  • Agrícola Fraiburgo
  • Ceva Saúde Animal
  • Mecaplast do Brasil (Industrie automobile)
  • Peugeot Citroën do Brasil
  • Renault do Brasil
  • Cetelem América (Services financiers)
  • Geos do Brasil (Evaluation et gestion de risques)
  • Scor Brasil (Resseguro)
  • Carrefour Commerce/industrie
  • Cartier do Brasil
  • Essilor da Amazônia Indústria e Comércio (Produits optiques)
  • Saint-Gobain Brasil (Matériaux de construction et emballages divers)
  • Julien do Brasil (Pièces et équipements)
  • Dubuit Color Tintas e Vernizes
  • Rhodia Brasil (Industrie chimique)
  • Brenntag Química Brasil
  • Agence France Presse
  • Cis Brasil (Services d’hôtellerie et Catering)
  • CPO Conseils en ressources humaines brésiliennes
  • Alstom Hydro Energia Brasil (Production et transmission d’énergie ; Transport ferroviaire)
  • Dalkia Brasil (Services de promotion d’énergie)
  • Comap do Brasil (Produits hydrauliques)
  • Beicip Tecnologia de Software
  • Cryostar Brasil (Equipements rotatifs et cryogéniques)
  • Doris Engenharia
  • Matis Brasil (Ingénierie mécanique)
  • Spot Image do Brasil (Production et distribution d’images satellites)
  • GFB Cabinet de conseils en entreprises
  • JC Decaux do Brasil (Communication visuelle et publicité)
  • Michael Page Internacional Brasil (Recrutement de ressources humaines)
  • Marfret Compagnie Maritime
  • Gefco Logística do Brasil
  • CMA CGM do Brasil (Transport maritime)
  • Haulotte do Brasil (Equipements pour ascenseurs de personnes et charges)
  • Perfilor S.A. Const. Indústria e Comércio (Construction civile)
  • Serac do Brasil Indústria e Comércio (Technologies d’emballage)
  • ArcelorMittal Veja (Production et traitement de produit en acier)
  • Vallourec & Mannesmann Tubes – V&M do Brasil (Sidérurgie)
  • Eramet Latin América (Mines)
  • Sanofi Aventis (Pharmaceutique)
  • Guerbert Produtos Radiológicos
  • Boiron Médicaments homéopathiques
  • Alcatel Lucent (Télécommunications)
  • Atos (Technologies numériques)
  • Decilogic Brasil (Développement de logiciels)
  • Club Méd Brasil
  • Hotelaria ACCOR Brasil
  • Wagons-Lits Turismo do Brasil

Les instruments de la coopération universitaire Brésil-France

Le Brésil et la France ont mis en œuvre plusieurs instruments de coopération, dont la plupart sont cofinancés par la CAPES et le gouvernement français.

Accords inter-universitaires

Les accords inter-universitaires constituent la base de la coopération dans l’enseignement supérieur. Ils permettent que deux établissements (ou groupes d’établissements) formalisent les processus d’échange d’étudiants. En général, ces derniers passent un an de leur formation dans l’établissement partenaire, tout en restant inscrits dans leur établissement d’origine, même pendant leur séjour à l’étranger.

Actuellement, la majorité des établissements d’enseignement supérieur brésiliens et français sont liés par plusieurs accords bilatéraux. Les universités brésiliennes les plus importantes ont signé des accords avec plus de 20 établissements français, bien que tous les accords n’aient pas d’application immédiate.

En 2008, par exemple, 583 accords ont abouti à des échanges d’étudiants ; toutefois, ce nombre correspond à l’année 2008 et ne représente pas tout le fonds de coopération existant. Sur ces accords actifs, 296 ont mené à des échanges simples du type décrit ci-dessus.

Les autres accords actifs de 2008 se réfèrent à : double diplômes (53 accords actifs) ; Brafitec (51 projets de partenariat entre 30 universités brésiliennes et plus de 100 établissements français) ; Brafagri (8 projets de partenariat entre 14 écoles françaises et 9 universités brésiliennes) ; Capes-Cofecub (132 projets de coopération scientifique) ; Collège doctoral franco-brésilien (plus de 30 étudiants brésiliens et 12 étudiants français reçoivent des bourses de doctorat dans ce cadre).

Les accords inter-universitaires simples ne sont pas nécessairement accompagnés de financements ; dans ce cas, les responsables, professeurs et étudiants cherchent à activer des mécanismes de plus grande envergure afin d’assurer la pérennité de ces échanges. On estime à environ 700 le nombre de ces accords interuniversitaires.

En 2012, la CAPES supervisait avec la France les programmes suivants :

mathamsudProgramme régional MATH-AmSud

Ce Programme a pour but de gérer et de renforcer les capacités régionales de l’Amérique du Sud et la coopération avec la France, par le biais de la mise en œuvre de réseaux de recherche et développement en mathématiques, en présentant des projets communs.

BrafitecProgramme Capes/Brafitec             

Il soutient la coopération bilatérale entre le Brésil et la France à travers des partenariats universitaires dans les spécialités de l’ingénierie, en favorisant l’échange des étudiants de premier cycle, les initiatives d’approche de structure et les contenus des cursus et de méthodologie d’enseignement des deux pays.

brafagriProgramme CAPES/Brafagri

Ce programme promeut le partenariat universitaire entre les deux pays pour la promotion de l’échange d’étudiants de premier cycle dans les domaines des sciences agronomiques, agroalimentaires et vétérinaires, en allouant des bourses d’études et une aide financière pour mettre en place le projet. Il est mis en œuvre par la CAPES et la Direction générale de l’enseignement et de la recherche – DGER, du ministère de l’Agriculture et de la Pêche – MAP, avec le soutien du ministère des Affaires étrangères français (MAE).

Logo_CofecubCAPES/Cofecub

Ce programme a pour objectif l’échange scientifique entre des établissements d’enseignement supérieur brésiliens et français, ainsi que de former des ressources humaines de haut niveau des deux pays.

Programme CAPES/Fondation Agrópolis

Ce programme est le résultat d’un effort conjoint qui a pour but de contribuer à la diffusion de connaissance et au renforcement scientifique entre le Brésil et la France. L’initiative prévoit de soutenir des projets communs de recherche focalisés sur des questions liées aux sujets agricoles et de développement durable, qui pourront compter sur l’engagement de groupes de recherche de pays africains. La Fondation Agrópolis a pour mission d’encourager la recherche de haut niveau et l’éducation supérieure au Brésil, outre le fait de renforcer les liens de coopération scientifique internationale de groupes français, en agissant dans le domaine des sciences agricoles et dans la recherche en développement durable.

Le Programme Saint-Hilaire

Le Programme Saint-Hilaire est un partenariat entre la Capes et le ministère des Affaires étrangères français (MAE), représenté par l’ambassade de France au Brésil, afin d’aider des projets d’édition d’œuvres scientifiques dans les domaines des sciences humaines et sociales appliquées. Son objectif est de renforcer le partenariat entre des centres d’enseignement et de recherche brésiliens et français liés au deuxième cycle, en donnant une visibilité à la production commune.

cifre réduit

CIFRE BRÉSIL

Le CNPq (Conseil national de développement scientifique et technologique) et l’ANRT (Association nationale de recherche technologique) ont développé le partenariat Cifre Brésil, permettant à des étudiants brésiliens de réaliser leur doctorat en France, pour une durée de 36 mois, dans le cadre d’un partenariat entre un laboratoire de recherche publique et une entreprise selon la réglementation française applicable aux conventions industrielles de formation et de la recherche.

Double diplôme

L’accord de double diplôme constitue un niveau de coopération supplémentaire par rapport au simple échange. L’étudiant bénéficie ainsi des diplômes délivrés par les deux établissements, ce qui lui permettra, s’il le souhaite, de continuer son parcours universitaire dans le pays partenaire, sans avoir besoin de revalider le diplôme obtenu dans le pays d’origine.

L’étudiant réalise une partie de la formation dans l’université étrangère qui le reçoit. Son cursus total dure alors en moyenne un an de plus que le cycle normal. Le premier accord de double diplôme a été signé en 2001, entre l’Intergroupe des écoles centrales et plusieurs grandes universités brésiliennes : Université de São Paulo – USP, Université fédérale de Rio de Janeiro – UFRJ, l’université pontificale catholique de Rio de Janeiro – PUC-RJ, l’Université fédérale du Rio Grande do Sul – UFRGS, l’Université d’état de Campinas – UNICAMP et l’Université fédérale du Ceará – UFC.

Cotutelle de thèse

La cotutelle de thèse est un processus par lequel est délivré à un étudiant simultanément un diplôme de docteur dans  chacun des établissements partenaires.

Le processus de doctorat est réalisé en cotutelle selon quatre étapes :

  • Une convention est signée entre un établissement d’enseignement supérieur brésilien et son homologue français.
  • Le doctorant effectue ses travaux en périodes alternées entre les établissements, sous la responsabilité d’un directeur de thèse dans chaque pays. Ces directeurs exercent leurs fonctions en collaboration.
  • La langue dans laquelle est rédigée la thèse – portugais ou français – est définie par la convention ; la rédaction est complétée par un résumé substantiel dans la langue de l’autre pays.
  • Il y a une seule défense de thèse ; le jury est composé de membres de chaque établissement en proportion équilibrée et comprend également des personnalités qui ne font pas partie des établissements.

Les organismes spécifiques

Outre les ministères de l’Education et de la Science et technologie, des organismes spécifiques ont été créés pour la mobilité internationale, en plus des services des ambassades, afin de se dédier à ce sujet de manière plus approfondie :

campusfrance brasilCampus France

Créée en 1998, l’agence Campus France (à l’époque “EduFrance”) se dédie à la mobilité internationale d’universitaires et de scientifiques. C’est une structure publique sous la tutelle des ministères des Affaires étrangères, de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Des représentants d’établissements français participent également au Conseil d’administration.

Campus France a pour objectif de promouvoir mondialement les formations supérieures françaises et d’aider les étudiants étrangers pour accéder aux formations supérieures en France, allant de l’information dans le pays d’origine jusqu’au séjour et au retour définitif. Il a déjà mis en œuvre un dispositif de plus de 100 espaces dans 75 pays. Dans près de 30 pays, parmi lesquels le Brésil, un dispositif de candidature en ligne a été mis en place, offrant aux étudiants une procédure uniformisée, en même temps qu’il aide à un meilleur suivi des dossiers par  l’agence.

Campus France au Brésil

L’espace Campus France Brésil se trouve au sein du CenDoTeC, à São Paulo ; un bureau opère également au consulat de France à Rio de Janeiro. Les missions de cet espace sont les suivantes :

Aide aux étudiants en France

Sur le territoire brésilien, l’agence Campus France organise des actions afin d’aider les étudiants : conférences, salons, missions des établissements français, etc., en partenariat avec les universités brésiliennes, les services de coopération et d’action culturelle – SCAC de l’ambassade de France et les Alliances françaises.

Orientation des étudiants brésiliens et suivi des dossiers de candidature

Depuis 2007, le travail d’orientation des étudiants est effectué principalement par le biais du site Internet www.brasil.campusfrance.org. L’espace Campus France Brésil répond aux demandes des étudiants uniquement par e-mail et téléphone. Le site est le principal recours des étudiants et regroupe toutes les informations sur les études en France, accessibles par un moteur de recherche précis sur les domaines et un autre sur les opportunités de bourses.

Le processus de candidature pour un étudiant brésilien auprès d’un ou de plusieurs établissements français peut aussi être effectué en ligne, par un dossier Campus France. Ensuite, l’espace Campus France Brésil suit les dossiers de candidature jusqu’à leur acceptation au sein d’une formation demandée et à l’obtention des visas par les étudiants.

Promotion de partenariats universitaires

L’agence réalise également, en collaboration avec les SCAC (service de coopération et d’action culturelle), un travail d’approche entre les établissements d’enseignement supérieur français et brésiliens. L’objectif est de promouvoir le développement et l’efficacité des accords interuniversitaires franco-brésiliens, ainsi que divulguer à leurs partenaires les outils de la coopération, tels que financements, bourses, etc.

cendotecLE CENDOTEC

Le Centre franco-brésilien de documentation technique et scientifique – CenDoTeC, situé à São Paulo, possède un double statut : il a une autonomie financière liée au ministère des Relations extérieures brésilien – MRE, au ministère des Affaires étrangères français – et à une association brésilienne sans but lucratif. Ses ressources proviennent essentiellement du MRE. Sa fonction centrale est d’agir comme plateforme de documentation et d’information au service de coopération universitaire et scientifique entre la France et le Brésil. Cette mission générale se spécifie en plusieurs axes :

• Information adressée aux Brésiliens et aux Français sur les actualités universitaires et de recherche de l’autre pays, visant au développement et à l’approfondissement de la coopération bilatérale et multilatérale (en particulier dans le cadre “Europe – Amérique latine”). Les principaux outils de cette diffusion d’informations  sont le “Bulletin Electronique”, destiné aux Français, et le « França Flash », pour les Brésiliens ; chacun d’eux est envoyé par e-mail, et présenté de façon très efficace. Le BE est envoyé à près de 20 000 destinataires et le FF, à  45000.

• Promotion des études en France, de façon générale et dans un contexte de partenariat franco-brésilien, par la gestion de l’espace Campus France Brésil.

• Centre de ressources documentaires sur la science et la technologie en France, maintenant proposées sur le site Internet.

• Suivi des associations de liaisons entre Brésiliens et Français – principalement de la Communauté France-Brésil, qui comptait déjà 9000 membres en juillet 2009 –, ainsi que les stagiaires et diplômés d’établissements supérieurs français.

Autres informations (site de l’ambassade du Brésil en France) :

http://paris.itamaraty.gov.br/fr/etudiants_francais_au_bresil.xml